top of page

La Banque du Canada abaisse son taux directeur à 3,75%

La Banque du Canada a annoncé mercredi qu’elle abaissait son taux directeur de 0,5 point de pourcentage, pour l’établir à 3,75 %. C’est la quatrième et la plus importante baisse consécutive du loyer de l’argent au Canada depuis le mois de juin, et elle vient répondre au manque de tonus de l’économie et à la baisse plus rapide que prévu de l’inflation.

Encore à 5 % à la fin du printemps, le taux directeur de la banque centrale canadienne n’avait connu jusque-là que des baisses de 0,25 point de pourcentage, mais cette nouvelle baisse d’un demi-point était largement anticipée par les marchés et les analystes.

Lors de la dernière décision de politique monétaire de la Banque du Canada, son gouverneur, Tiff Macklem, avait prévenu qu’après une augmentation aussi massive que brutale des taux d’intérêt destinée à freiner la consommation des ménages et l’investissement des entreprises et à ramener ainsi l’inflation à la cible de 2 %, son souci était désormais de « se protéger contre le risque que l’économie et l’inflation ralentissent trop ».

« Nous procédons à une plus grosse réduction aujourd’hui parce que l’inflation est maintenant de retour à 2 % et que nous voulons qu’elle reste près de la cible », a expliqué mercredi le gouverneur dans une déclaration préliminaire. Maintenant, a-t-il poursuivi, « nous voulons voir la croissance se raffermir ».

On ne peut pas dire que l’économie canadienne a montré beaucoup de vigueur depuis le début des baisses de taux, a constaté mercredi la Banque du Canada dans l’édition trimestrielle mise à jour de son Rapport sur la politique monétaire. Au lieu de l’accélération prévue par la Banque d’un rythme de croissance annualisé de 2,1 % à 2,8 %, il a fallu se contenter d’un maigre 1,5 % au troisième trimestre. On s’attend à un peu plus de tonus au cours des trois derniers mois de l’année (2 %), pour une croissance totale réelle identique cette année à celle de l’année dernière, de seulement 1,2 %, qui fera place ensuite à des taux moins poussifs de 2,1 % en 2025 et de 2,3 % en 2026.

L’emploi ne se porte pas très bien non plus, avec un taux de chômage de 6,5 %. Les jeunes et les nouveaux arrivants en font particulièrement les frais.

Mais c’est d’abord la tendance en matière d’inflation qui a convaincu la Banque du Canada qu’une baisse plus forte de ses taux d’intérêt était cette fois nécessaire, a expliqué son gouverneur. En juillet, on pensait qu’elle serait en moyenne de 2,3 % au troisième trimestre ; en réalité, elle a plutôt été de 2 %, passant même à 1,6 % le mois dernier, soit sous la cible de la Banque du Canada.


La Banque du Canada a annoncé mercredi qu’elle abaissait son taux directeur de 0,5 point de pourcentage, pour l’établir à 3,75 ...

bottom of page